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Vous avez vu un fantôme ?

Napoléon a beau être mort, il occupe les esprits tout au long du 19e siècle. Et Le Mémorial de Sainte-Hélène n’est pas étranger à ce phénomène…


Signes de la ferveur populaire, on diffuse l’image du général victorieux, on continue à le peindre et on lui consacre des spectacles (200 pièces de théâtre à Paris pour la seule année 1830-1831)… Même Balzac, Stendhal et Hugo magnifient sa vie dans leurs écrits. Bref, cela tourne à l’obsession collective !

Cette nostalgie pour l’Empereur ne fait pas que des heureux :

Le plus grand faible de ma patrie, c’est son penchant à l'idolâtrie pour l’homme qui lui a fait le plus de mal.
Charles de Rémusat, homme politique

Nicolas-Eustache Maurin, Portrait de Charles de Rémusat, lithographie, publiée par Rosselin, Bibliothèque nationale de France, Paris

L'Empereur devient l'objet d'un culte tout au long du 19e siècle.