Logo versus

À bas le blanc !

Si les couleurs ont plutôt une image neutre au début de la Révolution, elles prennent progressivement une signification au fil des événements.


La garde nationale, milice* composée de citoyens volontaires, est habillée en bleu, blanc, rouge : elle devient l’incarnation de la défense de la Révolution. Ses couleurs s’opposent au blanc de l’uniforme de l'infanterie* traditionnelle qui, pour certains révolutionnaires, symbolise la soumission au pouvoir royal.

À gauche : Soldat de la garde nationale parisienne, 1789-1792,

XIXe siècle, estampe, Musée de l'Armée, Paris / © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais 


À droite : Capitaine de grenadiers, régiment de Neustrie,

1786, cuir, drap, laine et laiton, Musée de l'Armée, Paris / © Paris - Musée de l'Armée, Dist. RMN-Grand Palais / Emilie Cambier

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En réaction, ceux qui veulent un rétablissement total de la royauté se réclament de la couleur blanche. C’est ainsi que les royalistes de Vendée sont appelés "les Blancs".

Durant la Révolution, le bleu blanc rouge révolutionnaire finit par s'opposer au blanc des royalistes.